Des origines incertaines

On ne sait pas avec certitude quand et qui a créé le jeu. Cependant, on tiens pour acquis que le jeu est très ancien, qu’il date de bien avant notre ère, et qu’il fût inventé en Chine. La croyance s’accorde à dire qu’il remonterait à plus de 4000 ans.

Trois femmes jouant au Go.
Source : http://www.euronet.nl/users/amba/

Il faut garder à l’esprit que le Go a évolué de manières différentes en Chine, au Japon ou en Corée. Le vestige actuel de ce fait est qu’il existe des manières de compter différentes selon que l’on joue avec les règles chinoises ou japonaises par exemple, même si au final cela revient globalement au même. Il existe néanmoins quelques subtilités dont nous ne traiterons pas ici.

La légende des cinq dragons

Selon une vieille légende chinoise (car toute légende est immanquablement vieille), deux Dragons se querellaient sans cesse afin de savoir qui était le plus puissant. C’est ainsi que pour se départager de leur sempiternel prise de bec, ils créèrent le Weiqi (nom chinois du jeu de Go).

Hai-Zi (le noir) et Bai-Zi (le blanc) entamèrent donc une partie qui dure encore de nos jours. Au départ, un Dragon fût envoyé par les Dieux afin de surveiller le déroulement de la partie, et charger d’en rapporter le résultat. Un millénaire plus tard, la pièce n’étant pas close, un deuxième Dragon fût envoyé. Et ce durant cinq millénaires.

Il y aurait donc actuellement cinq Dragons surveillant cette partie, et selon certains racontards de taverne, le sixième serait sur le point d’arriver !

Pour les curieux se demandant si Hai-Zi et Bai-Zi jouent avec les mêmes règles que nous, il semblerait oui, à l’exception qu’ils n’auraient pas la règle du Kô, étant immortelles et par ce fait non-limité dans le temps.

Yao, Shun et U

Un autre mythe accorderait l’invention du Weiqi à Yao, un ancestral empereur chinois qui aurait conçu le jeu afin d’éduquer son fils, ignorant et aliboron, dans le but qu’il acquière la sagesse requise par son rang.

Un deuxième récit attribuerait l’invention à Shun, aussi empereur chinois, pour les mêmes raisons que ce dernier.

Enfin, une troisième légende concède la trouvaille à U (ou Wu), un serviteur qui aurait inventé le Weiqi dans le dessein de distraire son suzerain et maître au XVIIe siècle av. J.-C.

Premières traces écrites

Les premières références écrites certaines que l’on a du jeu datent de l’époque de Confucius (551- 479 av. J.C), ce dernier l’ayant mentionné dans ses Entretiens.

Confucius
Source : http://www.historywiz.com/confucianism.htm


Le jeu va connaître un très fort développement, un système de classement des joueurs va se mettre en place, des instituts de go vont apparaître, les livres se multiplient : recueil de parties, écrits théoriques…

Les premiers traités de go sont écrits à la fin de la dynastie Han (IIIe siècle ap. J.-C.), le Go deviendra alors l’un des quatres arts sacrés pratiqués par l’Empereur (avec la peinture, la musique et la calligraphie).

Importé au Japon en 735 (date contestable), le jeu va y accomplir un essor important, et samouraïs le pratiqueront afin de s’initier à la stratégie militaire.
Le Go, qui fût durant de nombreux siècles l’apanage de l’élite sociale, ne se démocratisera qu’au XXe siècle.

Les deux formes du Weiqi en Chine

Bien que de nos jours, on ne joue presque exclusivement qu’avec la manière dite Wei’chi, qui consiste à jouer sur un goban de 19 lignes sur 19, il est bon de savoir qu’il existait jadis la forme Wei’Yi, qui prenait place sur un 17 lignes sur 17.

Le Wei’chi fût principalement développé au Sud, tandis que le Wei’Yi demeurait au Nord de l’Empire du Milieu.

De nos jours, le Go serait encore joué au Tibet sous sa forme Wei’Yi.

Le Go au Japon

Prochainement !

Le Go en Chine

Prochainement !

Le Go en Corée

Prochainement !